Qu'en est-il découlé?

Quelques constats et des éléments de réflexion :

Que ce soit le logement pour les personnes aisées ou celui des personnes les plus pauvres, il existe un contraste entre les difficultés éprouvées, qui ont fait l'objet de témoignages vivants, et les données sèches recueillies. Les statistiques provenant du dernier recensement de même que le Rôle d'évaluation de la MRC ne semblent pas indiquer qu'il sévisse une crise du logement dans la Vallée-de-la-Gatineau. Il ne semble pas non plus y avoir une situation de détérioration substantielle de la qualité du cadre bâti, que ce soit pour l'ensemble des logements ou pour le parc de logements locatifs. Pourtant maints exemples ont fait état du manque de disponibilité de logements adéquats pour la demande dite « haut de gamme », ou de logements de qualité à prix abordable pour les personnes moins nanties. Comment comprendre ce contraste?

Nous devons tenir compte des perceptions comme des composantes inclusives de la réalité. La disponibilité apparente du logement locatif au sein de la Vallée ne diminue en rien la difficulté éprouvée par les ménages locataires à faible revenu. Si 57 % des ménages locataires gagnaient 20 000 $ et moins en 2001, que 88 % de ces ménages déployaient au moins 30 % et même plus de leurs revenus pour se loger, pas étonnant que ce contraste - dans le beau tableau du développement - se reflète à travers un problème au niveau du logement. Dans cette perspective, il y aurait certes à intervenir davantage au niveau du revenu, de l'emploi et de l'économie sous toutes ses formes.

Le revenu médian porte à réfléchir à cet effet. Tandis que celui des ménages locataires se situaient à 17 777 $ en 2001, celui des ménages dans la réserve de Kitigan Zibi étaient à 29 968 $ et les ménages propriétaires voyaient leur revenu médian à 37 533 $. La disparité est de 12 191 $ entre locataires et autochtones en réserve. Cette disparité est de 19 756 $, soit plus du double, avec les propriétaires. Pas étonnant que les locataires à faibles revenus en arrachent, toute comparaison faite avec les moyens dont disposent

les propriétaires occupants, et même les autochtones de la Réserve.
Reste aussi toute la question du développement qui a cours dans la MRC et qui conduit à une demande soudaine et non comblée de logements haut de gamme pour une clientèle professionnelle et immigrante au sein de la Vallée. Cette réalité s'impose comme une partie inclusive des problèmes à pourvoir et à résoudre, si on ne veut pas compromettre les avancées actuelles.

Dix recommandations:

  1. Point de service pour la demande de logement
  2. Plan d'affaire pour du logement « haut de gamme »
  3. Regrouper les locataires de la Vallée
  4. Régionaliser la gestion et le développement du logement
  5. Augmenter le soutien municipal au logement social
  6. Harmoniser la réglementation municipale dans la Vallée
  7. Augmenter la promotion et la participation aux programmes des paliers supérieurs
  8. Regrouper les organismes communautaires de logement
  9. Faciliter les pratiques innovatrices en logement
  10. Presser la Régie du logement pour des audiences itinérantes
L'action à venir dépend de l'initiative au sein de la Vallée-de-la-Gatineau!

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